
Au XVIe siècle, le pôle nord restait imaginaire. Même encore au XIXe, un anglais fit croire à un monde sans glace hérissé au pôle d’un gigantesque cône… Il faut attendre les premières expéditions sérieuses du XXe siècle pour commencer à découvrir cette vaste région sans terre comme le prouvera le sous-marin Nautilus en 1958 en passant le pôle sous la banquise. Et, en 1986, Jean-Louis ETIENNE sera le premier français à l’atteindre à pied, avant de le survoler en ballon en2010.
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Jean CASSANET nous présente quelques graphiques montrant qu’au fil des années, l’emprise moyenne des glaces va diminuant. Nous voyons aussi que cette banquise est un ensemble glaciaire qui vit et d’accès difficile.L’étude des glaces comme les suivis cartographiques sont des indicateurs forts sur les changements climatiques et interroge sur la place de l’homme.
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On aborde les enjeux en notant que, contrairement à l’Antarctique, il n’y a pas de traité de l’Arctique, mais une coopération internationale autour d’un comité de l’Arctique (1996), une conférence des parlementaires de la région arctique, et une Organisation des peuples autochtones avec :
- Le conseil circumpolaire inuit (1977),
- Le conseil saami (1956),
- L’association russe des peuples autochtones du nord de la Sibérie et de l’Extrême Orient (1990).
Le débat nous apprendra que la population de ces zones est rare : 0,015 habitant au km2, soit l’équivalent de 90 âmes en Indre et Loire !
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Par l’évocation des ressources halieutiques, minérales et énergétiques, on se rend compte des enjeux entre les pays jouxtant le pôle, des problèmes de zones par pays, selon le plateau continental et les dorsales, et les désirs d’appropriation de secteurs du pôle pour l’accès aux ressources (pétrole, gaz, minerais).
L’enjeu des voies de communication maritime, qui raccourcissent les distances et sont plus longtemps praticables dans l’année, est extrêmement important et intéresse aussi des pays comme la Chine, le Japon, amène la Finlande à la construction navale spécifique.
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Enfin, le tourisme prend de l’importance : croisières, randonnées, raids, sont organisés, jusqu’au « dernier degré » par une base russe que la banquise oblige à se déplacer.
Le débat reprendra bien sûr plusieurs de ces points : bouleversement des routes de navigation, les effets du réchauffement sur la montée des eaux (1/3 par la fonte des glaces, 1/3 par celles de l’Antarctique et 1/3 par la dilatation des mers !). Le Gulf Stream est aussi rappelé dans son rôle important pour nos régions..
Après une matinée bien dense, le temps est venu de remercier notre invité qui sut nous faire partager ce monde qu’il connaît bien.
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