lundi 25 mars 2013

Petit-déjeuner-débat du 23 mars 2013


« SOLIDARITE ? »

Saint-Avertin-Avenir a reçu "Réseau Education Sans Frontière, (RESF s'est créé en 2003 pour aider les élèves étrangers). Pour ce Petit-Déjeuner-Débat, étaient réunis des Saint-Avertinois souvent engagés dans la lutte pour la FRATERNITE : ainsi La Cimade, Chrétiens Migrants, associations que nous avons reçues pour d’autres  PDD, étaient là pour écouter et débattre avec nous.

Chantal définit « un sans-papiers » : c’est une personne qui n’a pas ou plus de TITRE DE SEJOUR qui a, selon l’administration « vocation à retourner dans son pays d’origine ». Ce sont des familles déboutées du droit d’asile ou des étudiants ou des travailleurs qui ont perdu leur emploi salarié.



Sans titre de séjour, on perd tout le reste (allocations familiales, allocations adulte handicapé, droit de travailler légalement ou bourse d’études), c’est la misère. Souvent, pas de logement, la rue, les « dortoirs », les bus du 115, les « Restos du Cœur » peu accessibles…
RESF et les associations assistent les demandeurs d’asile, l’ensemble des « sans papiers » dans leurs démarches administratives très complexes pour l’obtention de leur titre de séjour, ou faire lever l’OQTF (Obligation de Quitter le Territoire Français). Celle-ci, prononcée par le préfet, peut être l’objet d’un recours auprès du Tribunal Administratif (TA) qui peut donner tort au préfet (1 cas sur 5). Les sans-papiers peuvent à tout moment être interpellés par la police.
La garde à vue de 24h a été remplacée (28/11/2012) par une retenue de 16h mais avec un accès plus difficile à un avocat. Après c’est la rétention administrative  (de 1 à 45 jours) dans un commissariat comme à Tours ou dans un Centre de rétention administrative (CRA) -voir carte-. Là, l’avocat ou la CIMADE peuvent intervenir, apporter de l’aide.
Le juge des libertés peut aussi libérer le « retenu ».
C’est actuellement le Ministère de l’Intérieur qui s’occupe des sans-papiers. Deux circulaires des 28/11/2012 & 11/03/2013 et la loi du 31/12/12 définissent les conditions de l’admission, du travail et de la régularisation (Exemple : RESF37 depuis décembre 2012 a présenté 49 dossiers, il y a eu 20 régularisations, dont 5 des 7 jeunes de ce groupe de dossiers). Les travailleurs salariés, même s’ils ont travaillé sous contrat ont bien du mal à obtenir de leurs employeurs les attestations nécessaires
A noter :- le « délit de solidarité » fait l’objet « d’immunités pénales » ( Loi du 31/12/2012 & circulaire du11/03/13)
 - une expulsion coûte 25 à 30 000€ (gendarmes, polices aux frontières, escorte vers le T.A., transport, CRA)
Pour en savoir plus :
-Ministère de l’Intérieur : Circulaires des 28/11/2012  & 11/03/2013
-loi du 31/12/2012 qui modifie le « Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile » (article L622-4) 
J.& D. François
Photos : JP Thiébaux

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