Le thème retenu pour ce samedi matin se décompose en deux grandes parties, d’abord la présentation de la Croix Rouge qui conduit naturellement à l’autre partie, la pauvreté en France et son action sur Tours avec des exemples concrets.
Rappel historique d’abord, ou "L’histoire d’une idée" : tout commence à la bataille de Solférino, en 1859, où Henry DUNANT découvre les blessés français et autrichiens laissés sans soins…
De retour à Genève, il organise les premières équipes avec l’idée d’humanité et neutralité.
Il faut attendre 1864 pour que la Convention de Genève précise les droits et les devoirs de ce qui va s’appeler la Croix Rouge dont l’emblème est l’inverse du drapeau suisse… (Le Croissant Rouge fait partie du même mouvement).
La Croix Rouge n’est pas une ONG, elle est auxiliaire des pouvoirs publics dans son activité humanitaire, elle conserve son autonomie ; son président (JF MATTEÏ) est élu par ses pairs, est agréé par le gouvernement, il délègue aux régions, aux départements, localement,…
La Croix Rouge se répartit dans cinq domaines :- L’action humanitaire,
- L’action internationale (ce sont les plus connues médiatiquement),
- L’action sociale,
- La formation (école d’infirmières à Tours),
- Santé et autonomie (l’établissement de Bel Air à La Membrolle est Croix Rouge).
La Croix Rouge fonctionne au travers du bénévolat constitué par les nombreuses personnes qui se dévouent et ne sont jamais assez nombreuses.
Ses ressources sont les subventions, les quêtes, les dons, les ventes diverses.
La pauvreté en France.
Ce n’est la seule question d’argent, c’est la misère sociale, l’absence de lien social.
Des nouvelles pauvretés, on peut relever :
- Les personnes en grande exclusion : le travail ne protège plus de la précarité (la plus grande des pauvretés, la précarité absolue, c’est la perte de tout espoir).
- Les personnes détenues, (aide à la sortie, accompagnement des mineurs,…)
- Les enfants et jeunes en danger : précarisation des parents, fragilité du lien familial, échec scolaire, maltraitance (20000 connus/an), moyens socio-éducatifs insuffisants, manque de lien social.
- Les personnes dépendantes : visite aux personnes isolées,…
- Les personnes issues de l’immigration : domiciliation, accueil, orientation, hébergement des primo-arrivants, français rapide ; domaine très complexe et difficile.
- Les personnes victimes.
- SAMU social : 4 maraudes par semaine, le soir, par six bénévoles. (Si vous voyez quelqu’un vivant dans la rue dans votre quartier, appelez le 02 47 36 06 06 ou le 06 71 02 15 88).
- Distribution alimentaire et épicerie sociale. Dans l’un, on distribue, dans l’autre on vend à tout petit prix. Six points pour cela : Tours, Joué-les-Tours (2), La Membrolle, Luynes, Saint-Etienne-de Chigny.
- Vesti-boutique (on vend), vestiaire (on distribue) : six points (Tours, La Membrolle, Luynes, Fondettes, Saint-Cyr, Saint-Etienne-de-Chigny).
- Accueil et orientation : mêmes lieux.
- Actions prisons, dont celles au quartier des mineurs.
- Accompagnement santé.
- Visites aux personnes isolées,
- Français rapide pour les primo-arrivants.
- Actions jeunesse – initiatives solidaires.
- Bénévolat occasionnel.
Note : Il n’y a pas de lieu cité à Saint-Avertin…
Après toutes ces descriptions, Marie-Josèphe PLOYET nous décrit quelques exemples de personnes en grande pauvreté de Tours…
Le petit déjeuner n’est qu’un bref moment dans cette matinée, car tout de suite, nous entrons dans le débat qui vient compléter l’exposé très complet.

Nous remercions vivement notre intervenante, qui nous aura fait mesurer l’immensité de la tâche face à toutes ces pauvretés.
Je terminerai ce compte rendu sur cette phrase d’Henry DUNANT :
« Seuls ceux qui sont assez fous pour penser qu’ils peuvent changer le monde y parviennent ! »
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